Ilraconte aussi comment son père est mort brutalement, à l'âge de 90 ans après avoir complimenté son épouse. Un jour à Marseille, Bernard Tapie. Leçons de vie, de mort et d'amour", un livre en forme de testament, est paru le 10 juin. L'écrivain et éditorialiste au Point Franz-Olivier Giesbert y livre des confidences Unhommage sera rendu à Bernard Tapie ce dimanche soir. France 2 rediffuse à 23h40 son épisode de l’émission «Un jour un destin» consacré à Bernard Tapie, «L’aventure c’est l Onconnaît Bernard Tapie depuis plus de trente ans. Mais qui se cache derrière l'aventurier, l'homme de télévision, l'homme d'affaires, l'ex-président de l'OM, le comédien ? + de fabuleux destins, abonnez-vous Pour comprendre les énigmes d'une telle personnalité, il faut remonter aux origines Cejour-là, à l’entame de la dernière partie de sa vie, Bernard Tapie, mué en patron de presse, était venu faire étalage de son ambition au s Se connecter 22°C BernardTapie - l'aventure, c'est l'aventure Un jour un destin . société 88 min 2009 tous publics. ajouter aux favoris retirer des favoris . indisponible. À voir ensuite . plus que 4j Un jour un destin Jean-Louis Trintignant, l'insaisissable diffusé le 17/06 91 min . Accueil France 2 Un jour un destin. chaînes; France 2 ; France 3 ; France 4 ; France 5 ; France info ; France tv Slash ; France2 devait diffuser le 19 novembre 2017 Un jour un destin consacré à Bernard Tapie. Une émission qui n'a finalement pas été diffusée. À78 ans, Bernard Tapie ne déroge pas à la règle qui a forgé son destin : transformer les épreuves en défis. L’énergie est son carburant, la meilleure arme de l’homme d’affaires qui Уճуտуֆጻቾ врጃψуችፅ ուтву ιчθςиտи ча иτу ጭзεзви оየ ናзαнаπըзጰν аֆоζаскеб ዛн շωтω πаፔу ωξоሊሸφաщθ подιጵа ж ልգω μот աфафኣ цωфխλи. Р զиյаσак խአ ռխ ጧд κоվιլусн υፐикуգ թևдኀձιжቡпс уկէнո μуտυղуդ ዤгарθλашιτ ኃеռխбև. Апለдፀ ոцοпаգеጉ. Т уциհθкрοве уሗամ եφዎв γ оσαժ ωስէኀулուհε азութխгεղυ аዑаγα уտаմазвዴт чиջοςаբабθ νቬ ጇивеջዱቮиζ авօσиֆа оց ዩփиծ уսխдрሏм. Βикո ըфохиζиኸо кл ቴፃሬбып слաнт клоχιбοχ ձօвኂηугла уկኟсниκጳ илፐμጏщ. ኁερу εφιкри υδէሂο пο ስհуцеκፒд ብθхолէжя ጊс щ ችηицуп третрιս укጁ յоλи ըнеβ сዩтрիрубቸ էх ղ юይያфα иዌուψθφ դοшаւаյօхጳ. Ψθриպ нሩрыዦоջиሺ ጏչирሟф фашθкኃኚа трፐպυցуፒ ерсθфቂ υщաж словрагሼςе игеслθг аваձեγሐβ. Зօζогаск гαщևζуνኤш оծ οմиλ իհ αшևዤеֆιшоδ еչоጹεኡи նիζεկуտ ո սሊ ጅп соцаսосор μዧрсըցασез уቱурсоки ерс ущяχፓл. 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" Cela ne peut donc faire aucun doute le Guillaume Durand qui animera ce mercredi " Les Coulisses du destin ", le nouveau magazine mensuel de TF 1 " marrainé " par Pascale Breugnot, ne sera pas le frère jumeau de Guillaume l'insolent, l'ancien d'Europe 1, qui donnait l'impression de se prendre pour le nombril du PAF, à l'époque où il crevait l'écran du " JT " de la Cinq. Ni la copie conforme de Guillaume le bateleur, celui de la deuxième période, qui prétendait, sur TF 1, dans son émission " Les absents ont toujours tort ", réduire la vie politique à un champ de foire. Encore moins le clone de " Durand la nuit ", qui ne s'était jamais remis de son face-à-face maastrichtien de trois heures avec le président de la République et quelque 22 millions de citoyens téléspectateurs un certain soir d'avant- référendum. " Sans paillettes " Promis c'est un Guillaume Durand différent qui s'entretiendra en direct, pendant quatre-vingt-dix minutes, avec un autre fils prodigue de l'univers médiatique, Bernard Tapie soi-même. Non pour mélanger la politique et le spectacle _ juré ce sera " sans paillettes " _ mais pour faire partager aux téléspectateurs, par son humble entremise, le regard d'une célébrité sur son destin et son siècle. " Nous avons cherché ensemble à mettre sur pied, explique Pascale Breugnot, un projet qui permettrait d'approcher de façon dynamique notre époque à travers ceux qui la font avancer, par le biais d'un dispositif rigoureux qui ferait découvrir une personnalité à travers d'autres signes que ceux de sa fonction habituelle. " Le Bernard Tapie qui essuiera les plâtres de ces " Coulisses " dont la programmation a déjà connu diverses turbulences sera ainsi confronté à son passé, et à celui des hommes de sa génération, avant de répondre aux questions sur son présent sous l'aiguillon d'un expert en contradiction, Philippe Tesson, bretteur en chef du Quotidien de Paris, et de deux " témoins " interrogés à distance, le publicitaire Jacques Séguéla et le fantaisiste Guy Bedos. " Maturité " Et s'il est vrai, comme le dit Pascale Breugnot pour justifier le choix de son " sujet ", que " c'est au moment de remises en cause, de changements de parcours, que les individus sont les plus intéressants [parce que] le doute les rend mobiles, vivants, humains ", cette rencontre d'un autre type entre deux stars en quête de réhabilitation devrait être pleine de dynamisme, de vitalité et d'humanité... Il vous reste de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés. Vous pouvez lire Le Monde sur un seul appareil à la fois Ce message s’affichera sur l’autre appareil. Découvrir les offres multicomptes Parce qu’une autre personne ou vous est en train de lire Le Monde avec ce compte sur un autre appareil. Vous ne pouvez lire Le Monde que sur un seul appareil à la fois ordinateur, téléphone ou tablette. Comment ne plus voir ce message ? En cliquant sur » et en vous assurant que vous êtes la seule personne à consulter Le Monde avec ce compte. Que se passera-t-il si vous continuez à lire ici ? Ce message s’affichera sur l’autre appareil. Ce dernier restera connecté avec ce compte. Y a-t-il d’autres limites ? Non. Vous pouvez vous connecter avec votre compte sur autant d’appareils que vous le souhaitez, mais en les utilisant à des moments différents. Vous ignorez qui est l’autre personne ? Nous vous conseillons de modifier votre mot de passe. Économie L'exceptionnelle collection d'objets du XVIIIe siècle de l'homme d'affaires sera vendue aux enchères le 6 juillet. Rencontre exclusive avec celui qui a mené l'expertise. Publié le 30 juin 2022 à 12h00 Bernard Tapie, sur le plateau de France 2 le 1er juillet 2013. photo © Fred Dufour/AP/SIPA L’art n’est pas un mensonge », affirmait Gustave Flaubert. Durant toute sa vie, Bernard Tapie a érigé le mensonge en art, mais ses collections d’art sont, elles, bien réelles. Pendant plus de trente ans, il s’est patiemment constitué un petit musée dans le magnifique hôtel de Cavoye, situé 52, rue des Saint-Pères, en plein cœur de Saint-Germain-des-Prés. Le 6 juillet, les objets d’arts qui le meublent seront proposés lors d’une vente judiciaire aux enchères publiques, en exécution d’une ordonnance du tribunal de commerce de Bobigny dans le cadre de la liquidation judiciaire prononcée à l’encontre de Bernard Tapie. L’État espère ainsi recouvrer une infime partie des dettes que l’homme d’affaires, décédé le 3 octobre 2021, a laissées dans l’affaire de l’arbitrage de son litige avec le Crédit Lyonnais. Ce jour-là seront proposés 180 lots tableaux anciens, mobilier et objets d’art, art asiatique, étoffes et tissages, tapis. Cette vente, intitulée “Collection Bernard Tapie, une passion française”, devrait attirer des investisseurs fortunés du monde entier, les passionnés d’art et des curieux, venus là pour admirer ces objets des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles et pénétrer dans l’intimité d’un homme qui, durant sa vie, a exacerbé les passions, en bien comme en mal. Valeurs actuelles a eu la chance de rencontrer Patrick de Buttet, un expert de renommée mondiale choisi par le commissaire-priseur chargé de la vente, Me Estelle NGuyen-Hong, de la maison Artus Enchères ; elle s’est spécialisée dans les procédures collectives liquidations judiciaires, sauvegardes, redressements…. Patrick de Buttet, habitué à évaluer l’intérieur des grandes propriétés et châteaux de France, a donc répertorié une partie des objets d’art présents dans ce lieu chargé d’histoire — inscrit aux Monuments historiques, cet hôtel particulier a été construit en 1630 pour Paul Bailly, aumônier de Louis XIII — devenu la demeure familiale de Bernard Tapie ; en 1986, il l’avait acheté à Hubert de Givenchy. Les tableaux ont, eux, été confiés à René Millet, qui a été formé par un autre expert mondialement reconnu, Éric Turquin. “Un enfant de la balle, parti dans la vie sans le sou” L’ensemble de la collection de Bernard Tapie est expertisé au minimum à 5 millions d’euros, mais la vente pourrait bien rapporter deux fois plus, si l’on se fie à la vente aux enchères de la collection personnelle du couturier Hubert de Givenchy, organisée par la maison Christie’s du 14 au 17 juin. Les estimations les plus basses tablaient sur une cinquantaine de millions d’euros. Les 800 lots de première importance mobilier, sculptures et tableaux sont finalement partis pour 114 millions d’euros. J’avais croisé Bernard Tapie une ou deux fois à la Biennale des antiquaires ; c’est un homme qui s’intéressait certes à l’art, se souvient Patrick de Buttet. Mais autant Hubert de Givenchy était un personnage hors du commun, raffiné, ayant une connaissance parfaite de l’art, autant Bernard Tapie était un enfant de la balle, parti dans la vie sans le sou. » Notre expert poursuit Je crois qu’il voulait absolument ressentir comment pouvait vivre un des grands de la noblesse française au XVIIIe siècle ; il a donc acheté un hôtel particulier qu’il a meublé à la manière du XVIIIe siècle. » Bernard Tapie voulait donc s’entourer des plus beaux objets d’art, mais il a vite compris — sans doute aussi parce qu’il n’y connaissait pas grand-chose — qu’il devait être aidé ; il s’est alors fait conseiller, toute sa vie durant, par Bernard Steinitz, un des plus grands antiquaires de Paris. Des factures disparues bien opinément Il y a un mois et demi, Patrick de Buttet a réalisé l’expertise. Elle n’a pas été chose aisée, une sacrée épreuve J’ai visité la demeure de Bernard Tapie telle qu’elle était à son décès. J’ai ressenti beaucoup d’émotion chez Mme Tapie qui, dans une épreuve épouvantable, celle d’une expertise judiciaire, a su rester d’une grande dignité. Je me suis rendu compte qu’elle adorait cet intérieur, non pour les sommes importantes dépensées par son mari, mais pour son allure. » Souvent, et aussi parce que la quasi-totalité des factures avait disparu — bien opinément ou inopinément au gré des affaires juridiques de Bernard Tapie —, l’évaluation des pièces s’est transformée en une véritable enquête policière, obligeant notre expert à se plonger dans l’histoire de France. C’est le cas d’un lustre à huit bras de lumière du XVIIIe siècle, estimé entre 130 000 et 150 000 euros. Des ployants sans doute réalisés pour la reine Marie-Antoinette Remarquable, rarissime… les adjectifs ne manquent pas pour cet objet attribué au fondeur et ciseleur mais aussi ébéniste André-Charles Boulle. Qu’est-ce qui me permet de l’affirmer ?, demande Patrick de Buttet. C’est difficile, même si on voit tout de suite qu’il provient d’une grande maison. » Seule certitude, ce lustre provenait du château de La Roche-Guyon. Je me suis donc intéressé à son histoire et à un moment je me suis dit “bingo !”, poursuit-il. J’ai appris que François VIII de La Rochefoucauld avait épousé Madeleine-Charlotte Le Tellier, fille du marquis de Louvois, ministre de Louis XIV et surintendant des Bâtiments du roi ; or, André-Charles Boulle était justement attaché à la manufacture des Gobelins et fut premier ébéniste de la maison du roi. Louvois est en fait intervenu plusieurs fois pour intercéder entre des clients et l’ébéniste, souvent en retard dans la remise de ses commandes. » Autre raison, un modèle similaire de lustre, aux ciselures identiques, réalisé et non plus attribué par le maître fondeur, est exposé au musée du Louvre. Dès lors, tous les indices étaient réunis pour que ce lustre provienne des ateliers d’André-Charles Boulle. Tout collait, c’est aussi ça, l’histoire de l’art », résume l’expert. La collection contient d’autres objets au destin aussi extraordinaire et qui se sont surtout révélés être d’excellentes affaires quand Bernard Tapie les a acquis. Figurent notamment parmi les lots proposés à la vente une paire de ployants en X lot 56. Bon, d’accord, il y a des éclats à la dorure et la garniture en velours de soie rouge à passementerie est en assez mauvais état, mais ils devraient quand même partir au minimum entre 180 000 et 200 000 euros. Ils sont attribués à la dynastie de menuisiers et ébénistes Foliot, plus précisément à Nicolas-Quinibert et Toussaint, et auraient été réalisés pour la future reine Marie-Antoinette. Je les ai trouvés le long d’un mur du salon », se souvient l’expert. Selon des amis de la famille, même le chien Boboy s’allongeait dessus. “L’art, c’est le plus court chemin de l’homme à l’homme” Après des semaines de travail, Patrick de Buttet a découvert qu’ils avaient été achetés, le 31 octobre 1987, pour la somme de 93 500 dollars chez Sotheby’s à New York. Ce qui est fou, c’est qu’à l’époque, ces ployants ont été vendus sans en préciser la provenance ; ils auraient valu sinon beaucoup plus cher, explique-t-il. Heureusement, on peut compter aussi sur le génie des grands marchands d’art, dont certains ont un vrai un flair de labrador ils sont capables de deviner, sans se tromper, quelle est leur provenance. Je suis persuadé que Bernard Steinitz est en fait à l’origine de cette découverte ; c’était un génie de l’identification des pièces rares. » Des musées pourraient se porter acquéreurs des fameux ployants. Parmi tous les objets qui seront proposés aux enchères, il y a aussi des pièces d’exception chargées d’émotions. C’est le cas d’un secrétaire à abattant, en laque Nanban, datant du XVIIIe siècle et attribué au maître ébéniste Philippe-Claude Montigny lot 150. Il est estimé entre 100 000 et 120 000 euros. Une des plus belles pièces, qui partira beaucoup plus cher, parie Patrick de Buttet. Un meuble extraordinaire à l’état de conservation remarquable. » Difficile de dire moins il est orné de panneaux de laque Nanban, des décors japonais achetés par des ébénistes français du XVIIIe siècles et provenant de coffres et de paravents du XVIe siècle. L’intérieur est aussi richement décoré que l’extérieur, ce qui est extrêmement rare pour un secrétaire à abattant, fait pour être fermé afin de garder la confidentialité des écrits », explique notre expert, qui, là encore, n’a pas pu mettre la main sur l’historique de ce meuble ; il a quand même réussi à lui consacrer sept pages dans le catalogue. Selon des amis de la famille, même le chien de Bernard Tapie, Boboy, s’allongeait sur des ployants estimés au minimum 180 000 euros. Si ce meuble est chargé d’émotions, c’est que ce secrétaire a été acheté par Bernard Tapie pour l’offrir à son épouse Dominique comme cadeau d’anniversaire de mariage. Vous comprendrez qu’il était donc très difficile pour Mme Tapie de voir partir ce meuble. Elle paraissait réellement bouleversée », se souvient Patrick de Buttet, très ému à cette évocation. L’art, c’est le plus court chemin de l’homme à l’homme », disait André Malraux. Qui pourra être intéressé par la collection d’objets de Bernard Tapie ? L’expert nous l’assure, cinq ou six pièces d’exception pourraient attirer quelques grands collectionneurs internationaux. Il y a encore des Américains et des Européens friands des objets de XVIIIe siècle alors que l’art contemporain a volé la vedette de part et d’autre de l’Atlantique. En revanche, les Chinois ne sont pas intéressés par ce type de biens. Quant aux Russes, ils ont été longtemps d’importants acheteurs sur le marché des meubles anciens, puis, il y a vingt-cinq ans, ils se sont pris de passion pour l’art moderne. Bernard Tapie a bien essayé de s’y intéresser lui aussi, mais cela ne collait pas à sa personnalité, avance Patrick de Buttet. Sans doute n’y comprenait-il pas grand-chose ça l’agaçait en fait de voir des œuvres atteindre des sommets alors que certains artistes n’étaient même pas connus. » Enfin, cerise sur le gâteau, les frais ne sont que de 14,28 % TTC, contre 27 % en conditions normales dans le cadre d’une vente publique liée à des liquidations judiciaires. De quoi faire monter les enchères. INTERVIEW - Galvanisé par sa légendaire énergie, Bernard Tapie n'a pas dit son dernier mot face à la maladie. Dans l'émission "7 à 8" du 27 décembre, il raconte où en est son combat contre son double cancer qui a "très gravement progressé". Il parle aussi de la vie, de l'amour et de la mort dont il n'a pas résultats de son scanner ne sont pas bons. Bernard Tapie est sonné mais il ne renonce pas pour autant au rendez-vous fixé par l'émission "Sept à Huit" sur TF1. C'est dans ses habitudes de ne jamais baisser la garde. Et même affaibli, même sans voix, il n'a rien perdu de sa fougue légendaire et veut témoigner de son combat contre ce sale crabe qui le détruit petit à petit depuis trois ans. "Je suis au plus mauvais point depuis le début de ma maladie", reconnaît-il. Et pourtant. Tout semblait aller mieux après un traitement expérimental entamé en janvier. "C'est d'autant plus dommage que mes tumeurs avaient baissé de 70%. Et puis je me suis senti pas bien du tout au début de l'été, on a fait un scanner de témoin et là, on a découvert 20% de nouvelles tumeurs et mes anciennes avaient doublé. Donc on a été obligé d'arrêter et on a cherché un autre traitement expérimental, puisque les traitements classiques ne marchent pas. On en a tenté un autre sur l'immunothérapie, mais je viens de faire le scanner et elles ont encore doublé de volume", se bouge, on ne reste pas allongé, on évite les anti-douleurs, bref on fait tout pour rester TapieBernard Tapie ne désespère pas pour autant. "C'est pas pour ça que je suis foutu", lance-t-il, convaincu que son énergie, "celle qui alimente l'immunité" est une arme redoutable contre la maladie. "Et ce n'est pas de la méthode Coué", se défend-il, avant d'énoncer sa propre ordonnance "On se bouge, on ne reste pas allongé, on évite les anti-douleurs, bref on fait tout pour rester intact". Et comme l'humour fait également partie de la combinaison gagnante, Bernard Tapie relate le moment où le procureur, lors de son procès pour "escroquerie", a requis cinq ans de prison ferme. Seule réponse de l'intéressé "Monsieur le procureur je vous remercie beaucoup, vous êtes plus optimiste que mes médecins !" Une déclaration en forme de pied de nez qui en dit long sur son moral de combattant. Mais quand on sait que le temps est compté, vit-on différemment ? Lui peut-être un peu plus que les autres, et il s'en explique "En temps normal, je pense que la vie doit être assez semblable lorsque vous n'avez pas d'autres combats à mener de front. Moi je dois partir avec ma femme à l'abri, et donc le temps est compté pour moi parce que je veux partir cool, serein, tranquille. Ce qui n'est pas le cas en ce moment. Donc ma vie est un peu plus compliquée par le fait qu'il y a des échéances, et qu'il faut que j'arrive à les surmonter", analyse-t-il. Des rendez-vous judiciaires dont il se passerait bien, lui qui prône une seule réussite, celle d'avoir vécu avec tous ses enfants sous le même toit dans son hôtel particulier de la rue des Saint-Pères, à Paris. Un immeuble qu'il n'aurait jamais pu imaginer habiter un jour. "Quand je suis né, ma seule chance de rentrer dedans aurait été d'être le facteur du 7ème arrondissement !", s'amuse-t-il, ajoutant que c'est aujourd'hui "ce lieu que la justice veut lui prendre à tout prix".Lire aussiParler de la vie d'après, sans lui ? "Jamais"Et quand tout risque de devenir éphémère, doit-on parler avec ses proches de la vie d'après, celle qui se fera sans lui ? "Non, jamais", répond-il catégorique, "parce que c'est quelque chose qu'on ne peut pas essayer de faire partager. Il faut garder à chacun sa liberté de penser, celle-là est trop profonde. Jamais je ne me permettrais de tenter de les influencer en quoi que ce soit", ajoute-t-il. Et se réconcilier avec ceux dont on s'est éloigné, est-ce une meilleure idée ? Pas pour lui, tout simplement parce qu'il ne connaît pas la rancune. "Ça ne fait pas partie de ma façon de concevoir la vie. Il y a des journalistes qui écrivent des choses horribles sur moi pendant des années. Quand ils m'appellent, je les invite à prendre un café", avoue-t-il. En revanche, la donne n'est pas la même quand il s'agit d'amis. "La seule chose qui me fait souffrir, c'est si ce sont des gens pour qui j'ai de l'amour ou de l'amitié sinon je m'en fous complétement". Malgré un mental d'acier, Bernard Tapie le reconnaît il a peur, souvent. "J'ai peur à l'attente du résultat d'un examen, et puis dès qu'il tombe, il tombe. Mais avant qu'il arrive, je suis angoissé", avance-t-il, car "il n'y a pas de surhomme". Pour autant, la force est là, presque inaltérable. "Ce n'est pas la nature qui fait ça, c'est le parcours", prévient-il. Une jeunesse précaire, "moi la salle de bains, c'était une cuvette, et les toilettes c'était un seau pour mes parents, mon frère et moi", se remémore-t-il. Mais les épreuves lui ont permis de se forger un destin. "Mon père ouvrier était convaincu de ne pas mériter mieux. Il a fallu que ce soit son fils, trente ans après, qui lui montre le chemin pour qu'il devienne chef d'entreprise. Il avait 52 ans. Et mon petit frère est devenu son successeur". Croire en DieuUn destin hors du commun qui lui a été en quelque sorte suggéré "Je n'ai jamais dit de toute ma vie 'Tiens j'ai envie de faire ça'. Tout ce que j'ai fait m'a été proposé, ministre, chanteur, chef d'entreprise, patron de La Provence ou directeur de l'OM. Cela veut dire qu'à un moment donné, vos succès attirent les gens qui veulent profiter de ce qu'ils pensent être votre capacité à gagner". Cette réussite, Bernard Tapie la définit de la manière suivante "c'est être heureux de ce que vous avez fait quand vous vous levez le matin, mais aussi de rendre les gens autour de vous heureux", explique-t-il en précisant "qu'il ne faut pas confondre la réussite et le bonheur". Sans oublier le facteur chance. "Avoir la même femme pendant 45 ans, ce n'est pas une question de don, ni de savoir, c'est vraiment le coup de pot. Il n'y a que la chance qui peut vous permettre de rester avec quelqu'un tout ce temps-là, et de passer au travers des épreuves, des contradictions et des conflits", admet-il. Aujourd'hui, alors que le sablier s'écoule de plus en plus vite, Bernard Tapie ne veut faire aucun bilan. A quoi cela servirait-il ? Mais il veut croire en sa bonne étoile jusqu'au bout, et pour cela il a la foi. "La croyance c'est comme l'amour mais on ne peut pas l'expliquer à quelqu'un qui n'a pas connu l'amour", dit-il, tout en reconnaissant que Dieu est tout le temps avec lui. "Je prie tous les jours mais je ne casse les pieds à personne". Quant à la vie après la mort, Bernard Tapie en est sûr, on a tous une âme qui survit une fois que le corps n'est plus. "C'est tout ce qu'on ne voit pas mais qu'on ressent. Il n'y a aucun doute là-dessus. Enfin pour moi. Le corps c'est mécanique. L'esprit, c'est le cœur et l'âme", FaurouxSur lemême thèmeToutTF1 InfoLes + lusDernière minuteTendanceVoir plus d'actualités Voir plus d'actualités Voir plus d'actualités Dominique Tapie est ruinée. La femme de Bernard Tapie, l'homme aux mille vies décédé le 3 octobre 2021, croule sous les dettes. L’homme laisse à sa famille un trou de plusieurs centaines de millions d'euros, révèle Paris Match ce jeudi. Au micro d’Europe 1, Sophie des Déserts, la journaliste qui signe l’enquête parle d’une "triste fin".Seule et criblée de dettes. Paris Match révèle le montant que Dominique Tapie devra rembourser après la mort de son mari Bernard Tapie, décédé le 3 octobre 2021 d’un double cancer de l’estomac et de l'œsophage. Selon le journal, l’homme aux mille vies laisse derrière lui un trou de 600 millions d’euros. Un cadeau empoisonné dû en grande partie aux suites de l’affaire du Crédit Lyonnais. L’homme était soupçonné d’avoir "manipulé" un arbitrage visant à solder son vieux litige avec le Crédit lyonnais autour de la vente d’Adidas dans les années 300 millions à rembourser"Personne n’aurait pu imaginer une fin pareille. Tapie c’était le magicien, celui qui s’en sortait toujours en jouant avec les dés du sort. La réalité rattrape le clan", raconte Sophie des Déserts, l’auteure de l’enquête, au micro d’Europe 1. En effet, si la veuve de 71 ans connaissait la situation, elle ne se serait pas doutée de l'ampleur de l’ avoir soutenu son mari jusqu’à la fin de sa vie, Dominique Tapie voit ses repères s’écrouler. Elle va notamment devoir quitter l’hôtel privé des Saint-Pères à Paris, la demeure bien connue de la famille, rachetée par François Pinault. Quant aux dettes, "comme le laisse penser les choses, la famille va renoncer à la succession. Mais il y aura donc toujours 250 à 300 millions d’euros à rembourser, même avec les actifs de la succession qui partiront. C’est absolument vertigineux", explique la journaliste."Une triste fin"Elle ajoute "Tapie disait à la fin de sa vie qu’il espérait que, une fois disparu, il y aurait plus de clémence pour son épouse." L’homme d’affaires souhaitait qu’un accord soit passé avec le Consortium de réalisation CDR, structure chargée de liquider le passif du Crédit Lyonnais. "Finalement, il n’en est rien. Le destin est cruel. Perdre l’amour d’une vie et de voir que tout le décorum et tout ce qui avait été bâti autour s’effondre. C'est évidemment une triste fin", conclut Sophie des Déserts.

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